mardi 2 juin 2009

UFC 2009 Undisputed

Longtemps attendu par les fans, le jeu vidéo UFC 2009 est enfin sorti et porte bien son nom: incontestablement (il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de concurrence) le meilleur jeu de free-fight existant, et de loin (et il porte bien son nom aussi parce qu'il est sorti en 2009, hahaha!).
Rien à redire sur les graphismes si ce n'est quelques combattants mal reproduits (BJ Penn n'était déjà pas considéré comme le beau gosse de l'UFC, mettre un cou minuscule sous sa tête ronde n'a pas arrangé les choses), jouabilité novatrice, riche (pas la peine de vouloir jouer sans être passé par le tutorial) mais facile à prendre en main (enfin, si on est passé par le tutorial), licence UFC bien exploitée...
L'intérêt principal du jeu reste le mode carrière, qui consiste à gagner des combats de la façon la plus spectaculaire possible pour gagner du "crédit" qui permet à court terme de gagner plus de sponsors et d'améliorer sa salle d'entraînement, à long terme d'obtenir un combat pour le titre et d'être nommé au Hall of Fame. Au programme entraînements physiques (en n'oubliant pas de programmer du repos), sparring pour progresser techniquement (le nombre de points à répartir dépendra de la performance face au sparring partner qui imite le style du prochain adversaire prévu), stages avec des pros pour apprendre de nouveaux coups, signatures d'autographes et engueulades de Dana White par mail quand on perd. De quoi occuper un moment. Si ça ne suffit pas, on peut rejouer des combats célèbres pour débloquer des vidéos si on gagne au bon round avec la bonne technique.
Mais le jeu n'est pas tombé du ciel, il a été fait par des humains, donc en cherchant bien on peut trouver quelques raisons de râler. Si les modes carrière et combats de légende sont originaux, on peut regretter l'absence d'un mode arcade tout con. Le jeu n'est pas tout à fait à jour au niveau des combattants participants (Coleman combat en lourds, Ortiz et Arlowski sont encore là, mais pas de Couture :'( ). Et enfin, les styles de combat, s'ils sont suffisants pour permettre un gameplay varié (choix entre kickboxing, muay thai et boxe pour le pied-poings, entre lutte, JJB et judo pour projections/sol, soit 9 styles de combat possibles), sont plutôt standardisés, les techniques des combattants seront donc moins personnalisées que dans PrideFC par exemple.
Mais ces défauts sont surtout une bonne raison pour profiter des nombreuses qualités du jeu en attendant UFC 2010, car si ce jeu ne s'appelle pas Undisputed tout court, c'est bien que quelques suites sont prévues, non?

vendredi 29 mai 2009

Droites dans la gueule au sommet


Deux gros events récents se sont terminés de façon spectaculaire et abrupte... Droites dans la gueule au sommet... au sens propre au It's Showtime, puisque lesdites droites ont été réceptionnées par le géant Semmy Schilt (2m11 quand même!). Le show de kickboxing se terminait sur un affrontement de deux des plus grandes superstars du K-1. D'un côté Semmy Schilt, qui s'était offert le luxe de paraître invincible pendant une durée de trois ans, avant que l'inusable Peter Aerts ne l'empêche en 8èmes de finale de remporter son 4ème championnat du monde consécutif. De l'autre côté du ring Badr Hari, champion incontesté des moins de 100 kilos avant qu'on ne lui retire son titre suite à son pétage de câble contre Bonjasky en finale du même championnat du monde. Le Marocain montre dès le début l'effet d'une préparation parfaite en se jetant sur son adversaire sans lui laisser le temps de lui opposer ses trois murs insurpassables (front kicks, jabs puis genoux). Le gant percute rapidement le menton de Semmy Schilt, le contraignant à un peu de repos décompté par l'arbitre. Le combat était plus où moins déjà fini: le Hollandais était certes en état de tenir debout, mais pas d'affronter Badr Hari, et encore moins Badr Hari qui a trouvé la faille. Il faudra quelques dizaines de secondes de plus pour que la fin du combat soit officielle. Un combat expéditif et impressionant!


Du côté de l'UFC, deux combattants invaincus s'affrontent pour la ceinture lourds-légers. Rashad Evans et Ryoto Machida sont des contreurs, on peut donc s'attendre à ce que le suspense dûre longtemps (ou pour formuler moins poliment, à ce que les combattants se tournent autour pendant les 25 minutes du temps réglementaire). Mais le karatéka Machida réussit comme à son habitude à passer des attaques sans s'exposer, jusqu'à ce qu'il parvienne à sonner le champion en titre au deuxième round, ouverture aussitôt exploitée avec une pluie de crochets qui pour une fois évoque plus Tank Abott que le style félin du Brésilien. Bien entendu la ceinture change de mains, et Machida peut déclamer avec émotion au public qu'il faut croire à ses rêves et travailler dur pour les réaliser. Bon courage quand même à celui qui rêve de battre Ryoto Machida! Pas effrayé par les médias, le karatéka avait avoué dans une interview avoir l'habitude en famille de boire un verre de sa propre urine le matin, mais même les meilleurs combattants de l'UFC ne semblent pas en mesure de se foutre de sa gueule.

lundi 4 mai 2009

Record battu!


Au dernier UFC, le Brésilien Anderson Silva a battu le record de victoires consécutives à l'UFC, détenu auparavant avec 8 victoires consécutives par Royce Gracie (avant son forfait contre Harold Howard) et Jon Fitch (série brisée par Georges Saint-Pierre.. excusable!). Une performance pourtant executée sous les huées, Silva et son adversaire Thales Leites semblant être en insuffisance respiratoire dès le 3ème round (le défenseur du titre ayant fait le choix de démarrer lentement, forcément ça ne fait pas beaucoup d'action pour un main event). Malgré une supériorité technique écrasante qui permettent à Anderson Silva de faire le clown et de baisser sa garde à distance de combat, pas moyen de finir avant la limite, une performance qui aurait été prévisible et qu'on pouvait considérer comme dûe au public après un combat décevant (selon les commentateurs de l'UFC) contre Patrick Côté.
Mais les spectateurs, au lieu de huer, auraient pu se souvenir qu'ils assistaient à une performance inédite malgré le haut niveau de l'UFC, et qu'Anderson Silva est un être humain, ce qui peut excuser quelques déceptions.

La contreperformance de Chuck Liddel était plus significative. Il jugeait sa préparation excellente, mais il a fallu moins de 5 minutes à son adversaire pour montrer qu'elle était loin de suffire. Un crochet à la tempe aura mis fin dans la dernière minute du premier round a sonné la fin de la carrière du Iceman. Perdre contre Mauricio Rua est plus qu'excusable, surtout à 39 ans, mais Liddel, qui a accroché des noms comme Ortiz, Couture et Silva (Wanderlei) à son palmarès est plus exigeant que ça avec lui-même. Reste à savoir si c'est une retraite pour de vrai où s'il finira par revenir sur sa décision et faire encore quelques combats, comme Hoost, Goodridge, ... Son rival Couture, par exemple, est toujours un candidat plausible au titre à 45 ans!

Je finis ces news UFC avec une touche de chauvinisme : dans l'émission The Ultimate Fighter, le français Cyril Diabaté est assistant coach pour l'équipe USA, dirigée par l'ancien lutteur olympique et champion pride Dan Henderson.

Back from Japan


1er entraînement ce soir, après des vacances où j'ai fait tous les efforts possible pour augmenter considérablement mon niveau sous les cieux du Pays du Soleil Levant... bon d'accord, j'ai fait des abdos 2 fois en 3 semaines et c'est tout. Par contre pour prendre du poids j'ai vraiment mis beaucoup de bonne volonté!

mercredi 8 avril 2009

Yokozuna in Japan


Je prends demain l'avion pour le Japon, non pas pour m'entraîner dûrement dans les dojos les plus traditionnels de la planète mais pour acheter une DS à Akihabara et faire le tour le plus exhaustif possible des spécialités culinaires. La suite de mes trépidantes blessures... euh, aventures dans 3 semaines.

mardi 7 avril 2009

Résultats du K-1 de Fukuoka


Quelques surprises par rapport à la fightcard annoncée (voir mon post précédent... faut suivre un peu), en particulier la présence de l'asperge-cyborg Semmy Schilt, mais aussi Karaev absent du tournoi - de 100 kilos (blessure?). Petit résumé de la soirée du 28 mars.


Le Banner contre Texeira


Difficile de faire plus serré, les juges ont eu besoin de deux rounds supplémentaires pour aboutir à... une décision partagée. En faveur de Texeira, mais dans de telles conditions on peut parler de match nul. Bonne affaire pour les deux combattants : Le Banner montre qu'il est encore un forme, malgré deux extra rounds et le tibia de son adversaire qui s'abattait presque en continu sur son fameux avant-bras maudit, et le Brésilien confirme ses progrès hallucinants, lui qui est champion du monde d'un sport sans coups de poings au visage, en tenant largement tête à quelqu'un dont les gants ont percuté de très nombreux mentons.


Aerts contre Zimmerman


Trois premiers rounds serrés où les deux Hollandais déploient à peu près tout l'arsenal autorisé en K-1 et ne lachent rien jusqu'à la dernière minute du temps réglementaire. L'extra-round demandé sera le round de trop pour Zimmerman, qui ne fera plus qu'encaisser ou presque. Certes il le fera bien, mais pour gagner ce n'est pas recommandé, et les juges n'ont pas besoin d'un niveau d'analyse révolutionnaire pour accorder la victoire à Aerts.


Sawayashiki contre Feitosa


Comme prévu le Japonais se fait atomiser par le Brésilien, son coin jette la serviette après plusieurs voyages au tapis. A noter quand même qu'il aura tenu jusqu'au 2ème round. Personne ne voyait Musashi gagner le GP, il n'empêche que sa relève s'annonce difficile à trouver.


Maeda contre Manhoef


Avant même d'être commencé le combat s'annonce très mal pour Maeda, prévenu au pied levé et qui, malgré son niveau extraordinaire (un peu trop pour les spectateurs qui ne regardent pas les combats pour s'endormir) en esquives, annonce à la conférence de presse que son adversaire le terrifie (en même temps, il y a de quoi!). Double surprise pourtant: Maeda se bat de façon conventionnelle (mais est-ce vraiment le bon adversaire pour se décider à changer son style 100% défensif?) et, surtout, un contre pourtant pas si convainquant sur le ralenti expédie Manhoef hors du tournoi au 1er round! Le titre de meilleur combattant à - de 100 kilos, laissé vaquant par les libertés que Badr Hari avait prises contre Bonjasky (non on a pas le droit de tabasser un adversaire au sol, surtout quand l'arbitre cherche désespérément à s'interposer et que le combat est une finale de GP...), sera peut-être japonais.


Spong contre Sakhi


Les juges estiment qu'il y a égalité après 9 minutes de tête à tête entre les deux combattants. Voyant que décidément on ne peut pas leur faire confiance, Sakhi leur facilité le travail en mettant son adversaire KO à l'extra-round.


Schilt contre Gerges


Difficile, très difficile de trouver un adversaire à la taille de Semmy Schilt, même au sens figuré. Le K-1 a réussi à le faire au sens propre. Le désavantage de taille de l'Egyptien Hesdy Gerges n'était en effet que de 11 centimètres! Le Hollandais ayant un peu de mal à lever son genou si haut, le combat ira jusqu'à la décision (unanime en faveur de Schilt, ses jabs et front kick restent un obstacle conséquent...)


Bonjasky contre Overeem


Les deux combattants ont le même style, la même garde, la même carrure et la même coupe de cheveux. Mais l'un deux vient du free-fight, et l'autre détient 3 titres de champion du monde, dont celui de cette année, donc s'il perd c'est quand même un peu la honte... Plutôt que l'agressivité Bonjasky choisira la prudence, peut-être préoccupé par l'enjeu, plus probablement par sa blessure au genou. Le combat restera très serré, et il faudra un contre qui fera trébucher Overeem aux troisième round pour permettre aux juges de donner la décision à Bonjasky sans se ridiculiser. Le vainqueur en profite pour rendre à l'homme de coin de son adversaire l'oscar qu'il lui avait offert pour récompenser sa "simulation" après la crise de folie de Hari en décembre. A la question "peut-on rire de tout?", l'homme de coin répondra qu'une blague est beaucoup moins drôle quand on est soi-même visé en balançant l'oscar par terre.


Saki contre Maeda


Les juges ont eu besoin du 5ème extra round de la soirée pour pouvoir faire remporter le championnat du monde - de 100 kilos à Maeda. La valeur du titre est un peu éclipsée par certains affrontements bien plus spectaculaires dans la soirée comme Aerts/Zimmerman ou Overeem/Bonjasky, mais surtout le fait que quand l'organisation K-1 autorisera Hari à combattre pour récupérer son titre le combat contre Maeda risque de plus ressembler à du bowling qu'à du kickboxing.

vendredi 3 avril 2009

Reprise post-grmphgrnpmgn

Feu vert pour la reprise, mais avec bandage et sans pompes ni projections pendant deux mois. Si mon poignet continue d'être contrariant après cette période, radio et mésothérapie au programme. L'idée maintenant c'est de ne pas me blesser ailleurs une fois que ça ira mieux ^^